REFORME DES ETUDES DE SANTE : Bilan

RÉFORME DES ÉTUDES DE SANTÉ ANNÉE DE TRANSITION Sacrifice d’une promotion « classe d’âge 2002 » (Année universitaire 2020-2021= Promotions 2019 et 2020)

 But de la réforme= limiter le « gâchis » de la PACES :

o Moins d’étudiants sans rien après 2 années en PACES

o Faire évoluer le mode de recrutement des étudiants en 2ème année de MMOP en « élargissant » à des profils d’étudiants différents, et en modifiant le mode de sélection à l’entrée de la 2ème année

o Fin du numerus clausus : apparition d’un numerus apertus = nombre de places minimum : en lien avec les ARS, avec projection sur 5ans, et en lien avec les besoins des territoires (cf. lutte contre la désertification médicale en fonction des territoires) o Au moins 10% d’étudiants en plus en 2ème année que dans l’ancien système PACES (= une filière qui reste très sélective, mais qui augmente un peu son nombre de places)

o Plus de chance dès la première tentative dans le nouveau système PASS/LAS (chance 1= représentant environ 70% de la totalité des chances possibles d’une promotion PASS/LAS) car disparition de la concurrence avec les redoublants (qui ont travaillé 2années de suite le même programme, et « trustaient » les place d’une promotion)

 Moyens pour atteindre les objectifs de cette réforme :

o Filières de formation multiples : PASS, LAS, passerelles

o Quotas dans chaque filière fixés par la loi (article 7 de l’arrêté .Cette règle est précisée au IV de l’article 12 de l’arrêté du 4 novembre 2019) pour assurer la diversification des parcours et des étudiants en 2ème année (50% PASS, 50% LAS, dérogation possible 70%/30% les deux premières années d’application).

o Changement du mode de sélection et du contenu des cours : adjonction de mineures, diminution du contenu des UE santé, oraux, diminution des QCM …

o Année de transition (coexistence de 2 systèmes inverses : PACES et PASS/LAS) : augmentation exceptionnelle l’année universitaire 2020-2021 des capacités d’accueil en 2ème année, pour ne pénaliser ni la dernière promotion de PACES, ni la première promotion de PASS/LAS (tests sur universités pilotes= +33% d’augmentation de la CA en 2ème année pour y parvenir)

o Une 2 ème chance sans redoublement possible = en continuant son parcours en licence (LAS2, LAS3) = chance 2 (chance 2= 30% <> chance 1 30%)

 Ceci explique mathématiquement que l’année universitaire 2020-2021 se retrouve avec 2 promotions aux règles de sélection inverse : PACES en « chance 2 »=70% des places de leur promo et PASS/LAS en « chance 1 »=70% des places de leur promo = 140% de places pour la capacité d’accueil en 2ème année =c’était PRÉVU et DES SOLUTIONS étaient avancées.

 DANS LES FAITS :

o Une augmentation très insuffisante des capacités d’accueil (CA) en 2ème année des universités

 MAIS Des numerus clausus (NC 2021) pour la dernière promotion de PACES qui respecte l’équité pour cette dernière promotion (moyenne des 3 dernières années des places attribuées aux redoublants)

 DONC : CA- NC= NA 2021

( capacité d ‘accueil – Numerus clausus = Numerus Apertus 2021 )

 Un Numerus Apertus (NA) pour les PASS/LAS très insuffisant pour leur garantir 70% des places réservées à cette promotion pour leur première chance, et comme leur 2ème chance (LAS2) ne pourra être au-delà de 30% : une iniquité énorme pour cette promotion qui sera LA PROMOTION à obtenir le moins de places en 2 ème année de MMOP

o Un accompagnement de la réforme CATASTROPHIQUE :

 Informations très insuffisantes des étudiants depuis l’inscription sur Parcoursup au S1-2020, jusqu’à l’accompagnement de cette année universitaire:

 NA devant être publié le 31/03/2020 : toujours pas publié ce jour 14/03/2021,

 Choix des mineures : compliqué , inégalitaire , et parfois imposé .

 Modalités d’examens, comparaison entre formatons totalement différentes : car (LAS multiples)

 Modalités de réorientation, d’accès en LAS2… : confuses

 Liens entre les universités assurant majeures et mineures souvent inexistant, laissant les étudiants dans le flou pour leur mineure (autre que santé pour les PASS ou UE santé pour les LAS)

 Changements des « règles du jeu » (MCC) en cours d’année : notes éliminatoires, quotas non appliqués entre les PASS/LAS, moyenne des UE avec ou sans mineure…

o Une Sélection inappropriée = taux d’échec jamais atteint les années antérieures pour une classe d’âge, gâchis pire que les années précédentes : nombre d’étudiants ajournés, désorientés, en détresse, abandonnés…

 Des étudiants en grande souffrance et un gâchis prévisible, pire que toutes les autres années.

 POURQUOI CE DÉCALAGE ?

les arguments des doyens d’université :

o On n’a pas eu le temps de s’organiser = FAUX : Les tenant et aboutissant de la réforme sont connus des doyens depuis 2017 (cf. Tous les écrits sur le sujet de différents doyens) , ils ont travaillé dessus et pointé du doigt les écueils prévisibles :

ils savaient qu’ils devraient augmenter exceptionnellement la CA en 2 ème année lors de cette année universitaire, ils avaient 3ans pour le faire :

mais la majorité était CONTRE cette réforme : conséquence pas d’anticipation et le sacrifice d’une promotion d’étudiants .

o La capacité d’accueil en 2ème année a été augmentée = OUI MAIS Cette faible augmentation des places ne garantit l’équité QUE pour les derniers PACES, et elles ne suffisent pas à assurer l’équité pour la promotion « nés en 2002 » et ceux-ci seront amputés de >30% des places qui leur étaient dues (chance 1+2) : cf. Illustration en dernière page pour LYON.

o Cette promotion classe d’âge 2002 n’est pas « au niveau » : FAUX De nombreux doyens affirment qu’ils n’arriveront pas à remplir les places ouvertes en 2ème année (alors même qu’ils n’en ont pas ouvert assez pour garantir l’équité à cette promotion), et comble du cynisme, le justifient par une promotion d’étudiants « nés en 2002 » qui seraient intrinsèquement plus « nulle » que leurs prédécesseurs ou successeurs,

et pire, ils annoncent déjà que les LAS (alors que ces derniers n’ont pas passé leurs épreuves communes de la mineure santé) n’ont pas le niveau requis et que cela justifiera de « redistribuer leurs places » déjà peu nombreuses à la « voie royale à leurs yeux » l’ex-PACES, et désormais les PASS Ils se justifient ainsi de ne pas augmenter la capacité d’accueil en 2 ème année, comme cela était prévu dans la réforme pour cette première année de transition, en faisant porter aux seuls étudiants la responsabilité : « vous n’êtes pas au niveau dans cette classe d’âge »

 Les RAISONS, LES VRAIES : peu de remise en question ni d’adaptation de leurs enseignements à cette réforme (double cursus en PASS et LAS, contenu PASS=PACES), ni de leur sélection qui est toujours un copié/collé de la PACES alors que :

 On demande désormais à ces étudiants de suivre un double cursus (mineure + majeure)

 Ils essuient les plâtres d’une réforme mal préparée par ces mêmes doyens et mal accompagnée (informations manquantes, contradictoires, 2 universités ne communiquant pas entre elles : mineure/majeure)  Dans un contexte compliqué par la COVID : cours en distanciel, isolement…

 Basant leur évaluation de ces étudiants sur l’ancien système : à savoir des étudiants admis en 2ème année :

o Soit en tant que primant PACES (les « meilleurs des meilleurs » : ceux-ci existant évidemment dans la même proportion cette année dans la promotion des « nés en 2002 » en PASS comme en LAS

o Soit en tant que redoublants PACES (la majorité) : donc après avoir travaillé 2 années de suite le même programme : ce qui, et c’est la définition même de cette réforme, n’existe plus dans ce nouveau système : il ne faut donc pas comparer le niveau d’un étudiant primant PASS/LAS qui aura sa place en 2ème année MMOP avec les redoublants de PACES qui réussissaient au prix du travail 2 années de suite du même programme.

 Est-il si compliqué de comprendre que les étudiants de cette année pour toutes ces raisons ne peuvent pas être comparés aux mêmes critères de sélection que les étudiants de PACES, puisque le système a radicalement changé.

o Manque de moyens alloués aux universités : QUE FAIRE ? Le gouvernement, le ministère qui a engagé cette réforme, doit faire respecter le contenu et les attendus de cette réforme et veiller à ce que les universités l’appliquent comme elle a été votée par les élus en s’assurant que :

o Les capacités d’accueil seront augmentées d’au moins 30% dans toutes les universités, pour donner suffisamment de places à cette première promotion de PASS/LAS pour sa chance 1, en traitant de manière séparée, comme c’était prévu, le nombre de places accordées par le dernier NC (2021) aux redoublants de PACES, sans que celui-ci ne vienne grever le numerus apertus, ni la capacité d’accueil en 2ème année de MMOP.

o Les quotas seront respectés entre PASS et LAS (comme énoncés dans les MCC de début d’année)

o La sélection sera adaptée à tous les changements liés au contenu de l’enseignement (cf. liste plus haut) qui ont évidemment un impact en terme de compétences attendues pour cette promotion (programme différent : double cursus, travaillé sur une seule année), et ainsi adapter leur niveau d’exigence : sans faire un copier/coller de la PACES

o Les moyens supplémentaires prévus pour cette année de transition seront donnés aux université en transition. La démocratie est bafouée cette année de réforme :

trop d’éléments de cette réforme ne sont pas respectés tant dans l’esprit même de la réforme que dans son inscription dans la loi.

Trop d’universités se comportent de manière déconnectée de la réalité, cynique et totalement irrespectueuses vis-à-vis de leurs étudiants, sans prise en compte de leurs difficultés : – soit par simple opposition à cette réforme, – soit par peur du manque de moyens qui leur sera accordé pour changer leur organisation.

Résultat : ils choisissent tous de sacrifier cette promotion, comme seule solution. Que ces étudiants poursuivent en santé, ou dans une autre voie,… Comment exiger ensuite de ces jeunes citoyens d’être eux-mêmes exemplaires dans leurs comportements (:empathie notamment pour les futurs professionnels de santé, par exemple ) , après leur voir fait subir autant de violences et de mépris.

La charge de la preuve revient aux universités : Nous sommes méprisés, et nous n’obtenons aucune réponse satisfaisante des universités. On nous dit que nous n’y comprenons rien, et que la sélection reste de mise (ce que l’on ne conteste pas), et que l’on mélange des choux et des carottes :

ALORS PROUVEZ-NOUS QUE NOUS AVONS TORT. DONNEZ-NOUS DES CHIFFRES. !!

Ci-dessous un schéma explicatif très clair démontrant l’iniquité pour cette promotion avec les chiffres prévisibles des places réservées à LYON pour cette promotion en 2ème année de MMOP, leurs 2 chances cumulées : si nous nous trompons j’en serais la première satisfaite, car nos enfants, vos étudiants, auront droit aux même chances que leurs prédécesseurs, et leur réussite ne dépendra alors que de leur travail.

Nous ne demandons pas un traitement de faveur, nous voulons juste l’équité, et les mêmes droits et chances pour cette promotion que les autres.

Demandez donc à chaque université de vous donner cet état des lieux du nombre de places prévisibles chiffré et transmettez-le nous (chance 1+2)

Demandez aussi aux universités de respecter strictement les quotas entre PASS et LAS, car c’est l’esprit de cette réforme et un petit groupe d’individus, fussent-ils doyens, ne peuvent pas s’asseoir sur des choix démocratiques : s’ils ne sont pas d’accord avec ces choix, qu’ils démissionnent, mais qu’ils ne sacrifient pas nos enfants.

Annexe : Témoignages d’échanges avec les universités reflétant mes propos :

– « Vous êtes qui ? » : réponse d’un doyen à un mail demandant des informations pourtant signé nommément (explication faite de « vous êtes qui » : toujours en attente des réponses)

– Nombreux mails/courriers de demandes d’information : tous restés sans réponses à ce jour. La publication du NA sera la semaine prochaine, avec les répartitions des filières : nous serons mis devant le fait accompli

– Un courrier adressé aux PACES, PASS, LAS : les LAS n’ont jamais été destinataires, dans ce courrier pourtant on leur demande de choisir leur faculté de rattachement avant le 31/03/2021 (veille de leur épreuve commune de santé) : pas de nouvelle à ce jour, et pas de réponse de l’université.

– Un responsable administratif d’université (bras droit du doyen) se confiant à une maman de PASS : « ne vous inquiétez pas, on ne donnera pas plus de 10% de places aux LAS, pour donner le maximum des places aux PACES et PASS », les LAS n’ont pas le niveau (ces derniers passant leur épreuve commune de santé le 01/04/2021)

– Sa fille ayant été ajournée suite aux résultats de S1 après une seule note éliminatoire, demande d’informations de cette maman avec l’université : pas de réponse, elle décide d’aller sur site pour obtenir des réponses, on fait barrage, elle rencontre fortuitement un responsable dans les couloirs qui lui dit : « c’est dommage pour votre fille, car cette année ils vont avoir beaucoup de places… » : quelle réponse abjecte (en plus d’être fausse sur le nombre de places)!

Je vous encourage à aller lire tous les témoignages de parents et d’étudiants sur le collectif PASS/LAS national : C’est édifiant et révoltant.

clic https://facebook.com/groups/732353421015371

Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas…

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